Comment garder votre emploi

Rebecca Rosenblum

Translated by: Miguelina Kroeh

Original text: "How to Keep your Day Job "


Artwork by Bruno Côté

 

Faites un essai dans l'autobus la semaine avant de commencer, à la bonne heure, en transportant tout le nécessaire, dans ces souliers inconfortables qui vous empêchent de courir. Si vous n’en avez pas, achetez-en et faites-y bien attention. 

Aussi, achetez un deuxième réveille-matin. Réglez-le trente minutes à l’avance. Promettez à votre copain que vous éteindrez l’alarme dès qu’elle sonnera et que vous vous préparerez sans faire de bruit. À la noirceur, s’il le faut.

Au bureau, vous pouvez porter des vêtements des plus convenables; ce n’est pas aussi terrible que ça en a l’air. Mais rien avec des taches de peintures ou un slogan amusant, et rien qui vous donne l’air ou bien très attrayante ou bien très repoussante. Le mauve est également déconseillé. Dans le doute, mettez un cardigan par dessus.

Souriez quand vous éteignez le réveil. Souriez dans l’autobus. Souriez dans le vestibule. Souriez à votre bureau.

Écrivez votre nom complet sur tous les documents, même si votre copain se moque de votre deuxième prénom. Acceptez le bureau qu’on vous assigne sans broncher, même s’il se trouve dans le couloir et qu’on semble vous demander si cela vous convient. Riez de toutes les blagues qu’on vous raconte, même si vous avez l’impression qu’elles se moquent des gais.

Travaillez fort, mais prenez quand même le temps de dîner. Le premier jour, apportez quelque chose d’intéressant à manger, mais bien sûr rien qui sent bizarre. Mieux encore, apportez quelque chose qui ne sent rien du tout. Ensuite, attendez de voir si des collègues vous invitent à vous asseoir pour manger avec eux. Un lunch intéressant donnera aux autres quelque chose à vous dire quand vous vous assoirez. Si personne ne vous invite à vous asseoir, mangez votre sandwich complexe mais inodore seule à votre bureau à 14 h 30. 

Souriez dans les couloirs, même quand les gens ne sourient pas à leur tour. Souriez à la photocopieuse, même quand elle ne fonctionne pas et que vous tachez votre cardigan en essayant de la débloquer. Ne souriez jamais dans les toilettes. 

Ne faites rien pour attirer l’attention. Votre but est d’être anonymement indispensable (comme une photocopieuse qui ne se bloque jamais). Voici quelques exemples d’activités tape-à-l’œil : poser des affiches annonçant votre vernissage d’arts visuels, engueuler votre copain au téléphone, débouler les marches, pleurer quand on vous crie après. 

Utilisez des Post-it de toutes les couleurs. Utilisez un porte-mine. Utilisez des classeurs Excel, la radio Internet, GoogleEarth, et l’option mains libres de votre téléphone. Utilisez ExpressPost et des coursiers à vélo, le numériseur couleur, trop de trombones. Servez-vous de tout ce qui est mis à votre disposition, même si vous trouvez cela inutile ou agaçant.

Quand vous parlez de votre copain, dites plutôt conjoint, même si vous savez qu’il vous regarderait de travers s’il entendait ça. Au bureau, jusqu’à preuve du contraire, tout le monde est considéré comme politiquement correct et prompt au jugement. 

Si jamais vous êtes en retard, faites comme si de rien n’était. Ne vous confondez surtout pas en excuses. Faites comme si vous pensiez que la journée commençait à 9 h 47. Mais comme pénitence, pas de dîner. 

Ne vous plaignez pas à votre conjoint que vous êtes captive, loin de votre vraie vie, écrasée et étouffée, sous-motivée et sous-appréciée. Il va seulement vous dire d’enlever vos toiles du salon puisque vous ne travaillez pas dessus. Votre conjoint déteste les pleurnichards. 

Attention à la marche. 

Regardez le film Folies de graduation, surtout la fille dans Buffy quand elle dit «Je me souviens, une fois, au camp musical…»   

Évitez de devenir la perdante qui est sympa quelque part d’autre, pas ici, et qui veut que tout le monde le sache. Vous pouvez parler de vos natures mortes surréalistes et du groupe musical de votre conjoint. Mais gardez en tête que la plupart des gens s’en foutent. Et à quel point êtes‑vous vraiment sympa ailleurs?

Même l’été, ne vous souciez pas de vos tatouages. Tout le monde en a maintenant : le papillon sur votre épaule n’est vraiment plus intéressant. Dans le doute, mettez un cardigan par dessus. 

Si, puisque les relations de couple sont stressantes et que son groupe musical se chicane tout le temps et que l’été est trop chaud, votre conjoint vous pousse contre le mur et que ça laisse un bleu, un cardigan cachera ça aussi. Vous pourrez peut-être appeler le programme de soutien aux employés pour en parler, mais ils le diront probablement à la gestion. Personne n’aime les pleurnichards.

Ne vous plaignez pas à vos collègues que vous êtes captive, loin de votre art, que votre conjoint est froid et distant, que la photocopieuse est brisée. Vos collègues ont leurs problèmes à eux et ne vous prendront pas en pitié. Et — n’oubliez pas — personne n’aime les pleurnichards. 

Il se peut que vos collègues ne vous aiment pas même si vous ne vous plaignez jamais, mais faites comme s’ils vous aimeront. Si quelqu’un vous dit que vos vêtements sont "intéressants" parce qu’ils "semblent" réversibles ou qu’ils "ne peuvent pas s’empêcher de remarquer" que vous "pouvez résister" à l’envie d’utiliser des produits coiffants, accordez-leur le bénéfice du doute. 

Si votre yoghourt disparaît du réfrigérateur, accordez le bénéfice du doute à tous.

Si, à 16 h 07, un supérieur trouve quelque chose qui doit être fait pour le lendemain, dites-lui que vous ne pouvez pas rester si vous ne pouvez pas rester. Expliquez que, pour faire des heures supplémentaires, vous aurez besoin de préavis, car vous avez beaucoup de responsabilités (employez les mots heures supplémentaires et responsabilités – ils sont plus imposants que travailler tard et des choses à faire). Si votre supérieur ne dit rien, parlez-lui du vernissage, de l’atelier, ou du fait que votre conjoint aimerait que vous soyez rentrée avant 18 heures. Puis, ayez l’air triste. Puis, allez vous asseoir et faites ce que vous avez à faire.

Respirez.

Si votre conjoint vous dit qu’il a besoin de liberté pour sortir toute la nuit, essayez de comprendre, mais expliquez-lui aussi que vous vous sentez seule et inquiète quand il agit de la sorte. Puis, essayez d’être plus séduisante. Puis, ayez l’air triste. Puis, couchez-vous toute seule.    

         Si les gens vous demandent des trucs qui ne font pas partie de vos tâches, essayez de les faire quand même. Si vous n’y arrivez pas, dénichez celui ou celle de qui cette tâche relève et demandez-lui de l’exécuter. S’il ou elle vous dit que vous êtes paresseuse, insistez sur le fait que vous ne l’êtes pas. S’ils ne sont pas d’accord, allez vous asseoir pour faire leur travail.

Malgré vos meilleurs efforts, vous déboulerez peut-être les marches. Ça va de soi. Nous filons tous à travers l’espace à vitesse grand V et les semelles de ces chaussures rigides cirées sont simplement trop lisses. Et la vie est tellement compliquée que vous ne pensez que rarement à comment descendre les escaliers.

Acceptez la possibilité de débouler. Être sujet à la gravité nous rend humain. Mais si vous tombez, arrêtez-vous dès que possible. Ne vous laissez pas séduire par la chute libre, par la tentation d’échapper aux responsabilités complexes de la vie, par ces nouveaux angles que peut prendre une jambe cassée. Mettez tout votre poids contre chacune des marches jusqu’à ce que vous en trouviez une contre laquelle vous reposer. 

Reposez-vous. 

C’est correct.

Vérifiez si vous respirez. Vous avez peut-être arrêté de le faire, en raison du choc ou de la douleur causés par l’impact de la chute. 

Respirez. 

Vérifiez si tout est intact : membres, colonne, cœur.

Respirez-vous? Souffrez-vous?

C’est correct. Peu importe la réponse, c’est correct. 

Respirez. 

Ouvrez les yeux, même si les cages d’escalier sont tout sauf attrayantes et que l’éclairage naturel y est rare. Regardez les murs gris ou beige ou gris-beige. Concentrez‑vous sur leur solidité, leur immobilité, leur incapacité à vous nuire… et à vous aider. 

De l’aide, sous une forme ou une autre, viendra. Un son de pas lourds sur le palier au‑dessus de votre tête annonce la présence d’un homme sûr de lui. Peu importe qui c’est, sa présence ne vous réconfortera probablement pas. C’est votre conjoint que vous voulez voir, mais rappelez-vous : il ne vous veut pas. Il vient de signer pour une garçonnière. Vous voudrez pleurer comme une vedette rock, ou crier comme une mère de soccer, ou blasphémer comme un PDG, mais retenez-vous.

         Attendez. Attendez de voir ce qui va se passer. 

Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. 

Ne vous enflez pas la tête.

Ne déshabillez pas Jacques pour habiller Paul. 

Ne quittez pas votre emploi.

Attendez sur votre marche, celle sur laquelle vous vous êtes arrêtée. Ne bougez pas.

         Peu importe qui est en haut des marches, n’essayez pas d’avoir l’air informellement professionnelle, d’arrêter de pleurer et de remettre en place vos vêtements, de placer vos cheveux derrière vos oreilles, d’arrêter d’avoir le cœur brisé, d’être blessée ou d’être humaine. N’essuyez même pas votre visage — vous finirez par tacher de morve, de larmes et de sang votre beau cardigan propre. Le sang tache tout, vous savez.

Ce qui sera, sera et c’est... «Hé-o! Ça va?»  

         Ne laissez pas la diction familière vous tromper. Cette question n’est pas sans importance. Il peut voir le sang sur votre tibia, sur le côté de votre bouche à cause de la chute, et le bleu de la fin de semaine dernière sur votre clavicule. Même le vieux bleu fait mal maintenant. Votre respiration calme, régulière ne masque pas la douleur. Personne n’est dupe, vous savez. 

         Il va probablement vous toucher, sur l’épaule ou peut-être sur le bras, car les convenances du professionnalisme informel ont déjà été transgressées par la blessure, les larmes, la morve. Et plutôt que de vous sentir irritée ou sexuellement harcelée, vous vous sentirez légèrement réconfortée par le toucher de cet étranger, et ensuite profondément honteuse de ce sentiment.

         Pensez à votre fauteuil ergonomique là-haut, à la puissance de votre colonne. 

         Il dira quelque chose d’incroyablement banal, comme «Tombée?»

         Quelque chose obstruera le fond de votre gorge : peut-être du sang, ou du vomi, ou de la morve, ou de la dignité. Vous entrouvrez les lèvres et rien ne sort. Tout un accomplissement. Pas de mots, non plus, juste le silence de votre lèvre rouge de sang, une morsure, pas d’hémorragie interne. Rappelez-vous que vous êtes responsable de ce qui vous arrive. 

         La cravate de l’homme pend dans votre mire, puis il descend sur votre marche. Il remet la main sur votre épaule, et dit : «En bien, n’ayez crainte, je fais partie du comité de la sécurité et de la santé. Je sais quoi faire. On doit vérifier l’étendue des dommages». Il glisse la main dans la poche de son veston.

         Votre jambe est probablement cassée, juste en haut de la cheville, là où l’os longe la surface. Il y a quelque chose qui la creuse et qui l’ébrèche, vous le sentez sans même regarder en bas. 

Ne regardez pas en bas. 

D’accord, s’il le faut : ajustez votre cardigan pour recouvrir le bleu, mais rappelez-vous que cet homme s'en fout. 

         Ce qu’il sort de sa poche n’est pas une attelle, des pansements, des sédatifs ou de l’alcool fort. C’est un cellulaire, comme le vôtre, celui qui vient gratuitement avec le contrat de deux ans. 

         Si vous êtes encore étourdie après la chute, vous concentrer sur quelque chose de solide et de singulier vous aidera sans doute. Concentrez-vous sur le visage rougi de l’homme, sur sa repousse sous le cellulaire argenté qu’il appuie contre sa grande oreille aplatie. Le son de sa voix rebondit bruyamment contre le béton de la cage d’escalier, «Hé, Steve-o. C’est Gregster. On a une chuteuse dans les escaliers sud-ouest, en bas du trois, dommage au fé... au fé... ». 

         Vous savez qu’il veut dire fémur, car c’est le célèbre os qui intéresse les drames médicaux à la télé. Mais c’est l’os de la cuisse. Pas celui que vous avez cassé. 

         Regardez-le réfléchir. Il ne sait pas quel os vous avez cassé. Mais il avance quelque chose. C’est un homme qui fait son travail et qui le fait correctement. «Dommage à la jambe, et pas mal secouée. Appelle-les, veux-tu? Je vais l’aider à descendre. Amène une auto... ouais. Dix-quatre. Roger. OK. C’est tout.» Il le fait avec finesse et assez vite, faut bien l’admettre.

Son regard croise le vôtre. Ses yeux sont bleus comme de l’eau de piscine. Il dit : «On doit documenter ça», et vous pensez, soudainement, à tous les documents sur votre bureau, aux choses non faites. Certaines d’entre elles ne seront jamais utilisées, c’est vrai, mais certains envois sont importants, pressants, seront remarqués si non faits.

         Vous avez un mal de tête qui pourrait être une commotion cérébraleLe sang provenant de votre lèvre coule sur votre cardigan. Vous pensez que votre incisive supérieure droite branle. Et que votre jambe est cassée. Vous êtes sur le point de pleurnicher.

         Il y a une facture qui doit être expédiée. Vous devriez le faire. Vous pourriez probablement le faire, si vous pouviez vous appuyer contre cet homme près de vous, ou n’importe qui d’autre. Vous avez essayé de joindre votre ex toute la semaine pour lui redonner ses pics de guitare, ses peignes et son Kerouac que vous avez trouvés. Mais vous pensez qu’il filtre ses appels, ou qu’il a changé son numéro de cellulaire.

         Ne vous préoccupez pas trop des objets qu’il a laissés.

         Le téléphone est toujours ouvert, gris et brillant. L’homme ne parle plus au téléphone. Il vous parle à vous maintenant. Il vous dit : «Levez le bord de votre pantalon s’il vous plaît.» Regardant dans le fond de ses yeux chlorinés, vous vous demandez ce qu’il veut dire, jusqu’à ce qu’il baisse les yeux sur votre cheville à l’angle étrange, et vous comprenez ce que vous devez faire.

         Vous devez le faire. 

         Si vous pensez à dire Tibia, laissez tomber, il verra pour lui-même. Si vous pensez lui demander à combien de congés de maladie vous avez droit, laissez tomber, vous verrez pour vous-même. Si vous pensiez appeler la mère de votre ex, les musiciens de son groupe, la caissière du supermarché qu’il aime pour leur raconter tous ses crimes, laissez faire. Ils verront pour eux-mêmes.

         Soyez exemplaire. Faites preuve de classe. Soyez une employée modèle. 

         Soulevez doucement le bord de votre pantalon Gap, acheté en solde, pour montrer la saillie de l’os. Ne vous souciez pas de maintenir des plis égaux. Ne vous souciez pas de ce que cet homme, Gregster, est en train de penser, de voir, de juger. Vous êtes des collègues qui collaborent à un projet, le projet de documenter un accident. 

         Il est en train de dire : «On doit juste documenter ça, vous savez, pour le rapport sur l’accident». Il semblerait cependant que ce ne soit pas un rapport écrit, puisqu’il ne vous pose aucune question — pas votre nom ou votre seuil de douleur, ni pourquoi vous vous trouvez dans cet édifice étrange et banal. Même pas si vous êtes célibataire, s’il n’y a pas quelqu’un qui vous aime qu’il devrait appeler sur le cellulaire du comité de sécurité et santé. Il ne requerra aucun mot de votre part, il jouera avec le téléphone jusqu’à ce que celui-ci devienne une caméra. Il s’en fout, et vous devriez vous en foutre également. 

         Ensuite, avant que vous ne vous rendiez pleinement compte de votre visage recouvert de sang, de vos vêtements plissés, de l’angle ballant de votre jambe et du bord de votre collet qui pourrait laisser entrevoir votre bleu, il aura pris votre photo. Votre image saisie à jamais, ensanglantée dans la cage d’escalier, dans votre cardigan. 

         Ne pleurez pas.

         Ne le haïssez même pas. Que pouvait-il faire d’autre? Pour vous, une étrangère avec du crayon traceur dégoulinant sur votre clavicule, le souffle tout hoquetteux, les larmes emmêlant vos cheveux, sa meilleure émotion est probablement seulement de la pitié. Pour vous, dans un nid semblable de misère la semaine dernière, votre ex en a ressenti moins; seulement de la rage que vous n’êtes pas ce qu’il veut, même s’il pensait que vous l’étiez.

         Lâchez prise, laissez tout aller. Vous n’avez pas vraiment le choix de toute façon. Le Gregster est déjà en train de glisser sa paume autour de vos épaules.

         Quand il dit «Allez hop!», remettez-vous sur votre jambe intacte, mais mettez autant que possible votre poids sur son épaule. Laissez votre corps s’appuyer contre le sien pour éviter de tomber. C’est correct; ce n’est pas sexuel, même si c’est loin d’être professionnel. Même si ses joues semblent rougir quand vous tentez de retrouver votre équilibre, vous ne devriez pas avoir honte; son travail est de vous aider en ce moment, cette semaine, ce mois de détresse.

         Ne pleurez pas. 

         Descendez simplement les escaliers. 

Ne pensez pas à la sévérité de la blessure, à l’horreur des béquilles en transport en commun, aux cages d’escalier mal entretenues, ou au fait que jeudi est le jour de tombée pour les factures. Ne pensez pas aux tiroirs de votre commode qui sont vides, car il a pris ses chaussettes et ses culottes, mais ne pensez pas non plus à la fois où il vous a appelé un gaspillage d’espace devant votre frère.

         L’invalidité à court terme, le remboursement des médicaments, les ensembles-cadeaux vont tous vous être offerts, exactement comme le promettaient les formulaires que vous avez dûment remplis lors de votre embauche. Vous aurez droit à six semaines avec solde complet avant de devoir retourner à votre bureau recouvert de factures échues. Au même moment où les fragments de votre tibia se remettront tranquillement en place, beaucoup d’autres choses en feront autant, ou du moins commenceront à le faire. Entre‑temps, vous n’avez qu’à sautiller vers le bas de l’escalier, aplatir votre blouse, pleurer s'il le faut, mais délicatement et sans morve. Soyez la personne que Steve-o s’attend de voir lorsqu’il arrivera avec la voiture. 

         Respirez.

         Continuez à aller de l’avant.

         Vous avez du travail à faire. 

Rebecca Rosenblum

Rebecca Rosenblum is a professional writer and editor based in Toronto. She has a Bachelor’s degree in English and a Master’s degree in creative writing and English. She writes brilliant short stories about various topics, mostly about how relationships can bloom or wilt in the sterile environment of the workplace. 

Rebecca Rosenblum est une écrivaine et éditrice qui travaille à Toronto. Elle a un baccalauréat en anglais et une maîtrise en création littéraire et en anglais. Elle écrit des nouvelles littéraires tout à fait uniques qui explorent la façon dont les relations interpersonnelles peuvent fleurir ou faner dans un environnement de travail stérile.

Miguelina Kroeh

Miguelina Kroeh is currently working on her Professional Master’s degree in Traductology at Concordia University. She is a member of the Ordre des Traducteurs, Terminologues et Interprètes du Québec (OTTIAQ). She loves to work as an interpreter, most recently at the SWAAC (Senior Women Academic Administrators of Canada) conference organized by Dawson College. 

Miguelina Kroeh est étudiante à la maîtrise professionnelle en traductologie de l’Université Concordia. Elle est membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes du Québec (OTTIAQ). Elle adore travailler comme interprète pour des conférences telles le SWAAC (Senior Women Academic Administrators of Canada), tenue au collège Dawson.